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La section CGT du CNPE
de Saint Laurent des Eaux tient à préciser sa
position, suite à la parution de l'article concernant
la centrale A de Saint Laurent des Eaux dans la revue Sortir
du Nucléaire.
Si elle ne partage pas
l'intégralité de l'analyse de l'article
incriminé, la section CGT tien cependant à
rappeler que cela fait près de quinze ans qu'elle
porte haut et fort, en CHSCT et au comité
d'entreprise, l'exigence de l'extraction des chemises de
graphite du silo et de la déconstruction de ce
dernier.
Le silo à chemises
n'a en effet aucune vocation de stockage définitif de
ces matériaux. Durant ces quinze années, la
CGT n'a pas interpellé qu'EDF. Il en est ainsi du
ministère de l'Environnement, du ministère de
l'Industrie et des autorités de sûreté.
A ce jour, aucune réponse à nos courriers,
aucune décision de prise. Dans les faits, ce dossier,
comme bien d'autres, n'est que la démonstration de
l'incapacité de nos hommes politiques à
prendre leurs responsabilités et les décisions
qui s'imposent en matière de gestion des
déchets nucléaires.
Mais il est vrai que
d'échéance électorale en
échéance électorale, pour gagner des
voix, il n'est pas toujours très bon d'imposer
certains choix qui, soit déplairaient aux
écologistes, soit nuiraient à l'exploitation
du nucléaire.
Dans la vie, il faut savoir
choisir. La CGT, pour sa part, s'est toujours
déclarée favorable à l'exploitation du
nucléaire civil mais elle y a toujours mis des
conditions fortes : gestion démocratique et
transparente pour la population, garantie de la
sûreté, gestion du nucléaire par le
service public. Il est clair que ces principes
élémentaires ont été " parfois "
écornés.
Saint Laurent le
26/10/2000
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