Le 25/07/2000

Lettre adressée par la CGT à Mr Le Directeur du CNPE de St Laurent

Objet : utilisation de l'astreinte sur le CNPE

Monsieur le Directeur,

La circulaire pers.530, modifiée par la circulaire pers.557 fixe les modalités régissant l'astreinte dans nos Etablissements. Elle précise notamment que parmi les sujétions de services, l'astreinte impose à certains agents de se tenir, en dehors des heures normales de travail, à la disposition de l'exploitation pour effectuer les dépannages et interventions nécessaires ".

L'objet de l'astreinte est donc d'avoir à disposition des agents afin de répondre à des situations imprévues en dehors de l'horaire normal et par nature non programmables.

Or, il apparaît que l'utilisation des agents d'astreinte dans le cadre de travaux programmés (soit pour terminer un chantier, soit pour prendre la relève d'une équipe en dehors des heures ouvrables sur un chantier programmé) est devenu une pratique courante voire constante.

Une telle situation a fait l'objet de nombreuses interventions de notre part dans les organismes statutaires de la filière C.M.P. et de la filière C.H.S.C.T. sans qu'elle trouve un quelconque écho.

C'est ainsi que dans le cadre des dépannages faisant suite à l'accident du 20 juillet dernier et alors que nous étions retombés dans une phase de travaux programmés, au lieu de constituer des équipes d'intervention, vous avez poursuivi cette pratique, alors même que les représentants CGT au C.H.S.C.T. vous avaient de nouveau manifesté leur opposition à une telle pratique lors d'une séance extraordinaire.

Or, c'est une telle pratique qui génère régulièrement certains dépassements horaires dûs à une intervention programmée suivie, dans la nuit, d'une intervention inopinée. Dans les faits, vos pratiques enlèvent la souplesse horaire dont ont besoin les agents concernés pour assurer correctement leur sujétion de service et elle vous amène à de nombreuses reprises à franchir sans qu'en fait il n'y ait de justification le seuil des 10 heures de travail quotidiennes, sans compter l'irrespect des onze heures de repos entre deux périodes de travail.

Faute d'avoir pu être entendus sur ce sujet dans nos instances statutaires, nous nous voyons contraints d'adresser copie de ce courrier à Monsieur l'Inspecteur du Travail et de lui demander d'intervenir pour que les textes législatifs et statutaires soient respectés.

Recevez, Monsieur le Directeur, l'assurance de nos sentiments distingués.

 

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