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Les membres
du CHSCT présents sont tout d'abord allés sur
les lieux de l'accident.
Ils ont pu
constater que l'origine fort probable de l'accident
provenait de la rupture du joint de bride de la vanne LLS
02VV.
Le CHSCT
s'est ensuite réuni pour lister les questions qui se
posaient à la suite de cet accident.
Questions
d'ordre technique :
- Quel type
de joint était théoriquement
préconisé et quel type de joint était
pratiquement posé ?
- Depuis
quand ce joint était-il posé ?
- Quels
sont les couples de serrage ?
- Quel type
de bride est installé sur cette vanne (plat ou
à emboîtement) ?
- Quels
sont les travaux qui ont été
réalisés sur LLS cette année
?
- Quel est
le nombre et le type de sollicitations qu'a subis le joint
depuis son montage ?
Questions
d'ordre organisationnel :
- Quelle
préparation a été
réalisée pour ce chantier ?
- Quelle
était la composition de l'équipe ?
- Quelles
étaient les conditions d'intervention ?
- Quelles
autres interventions et chantiers ont réalisés
les agents en dehors de ce chantier LLS ?
- Quels
étaient les horaires de travail des agents au moment
de l'accident et durant tout le chantier LLS (dans ce cadre,
la CGT a demandé l'ouverture du 3K pour
connaître les horaires exacts des agents ?)
- Quelles
mesures doivent être mises en uvre pour que cela
ne se reproduise plus ?
- Quels
étaient les paramètres de fonctionnement de la
tranche au moment de l'accident (y a-til eu par exemple un
surcroît de pression ?)
Questions
liées à l'évacuation de ce local
:
- Quel type
de signalétique peut être mise en place pour
mieux guider les agents sachant que l'on est
confronté aux contraintes de chaleur et de
visibilité avec la vapeur (éclairage au sol,
fil d'ariane, peintures au sol, etc) ?
- Quelles
mesures de sécurité doivent être
prescrites lors des interventions dans ce local (tenues
vapeur, ouverture systématique de la porte anti
panique)
Concernant
la porte anti-panique, il a été
constaté qu'elle ne pouvait être ouverte de
l'extérieur avec la clé (problème
d'usure du canon, rouille ?). La CGT a demandé qu'une
campagne de contrôle des autres portes anti-panique
soit parallèlement réalisée.
La CGT a
également demandé quelles allaient être
les mesures mises en uvre pour le dépannage et
la remise en service de LLS, sachant que cet accident avait
provoqué un choc psychologique important dans le
personnel d'une part et qu'il convenait de ne pas se limiter
à la seule question du joint dans les investigations
avant requalification et démarrage des
installations.
Enfin,
après que le CHSCT ait été
terminé, la CGT a demandé officiellement que
les familles soient indemnisées de leurs frais de
déplacement et d'hébergement dans le cadre des
visites qu'elles feront aux blessés.
La
direction a donné son accord pour une indemnisation
des familles amenées à se déplacer sur
Paris ou sur Tours.
Des
premières informations que nous avons eues
(après que le CHSCT se soit tenu), il semblerait que
des ruptures de joint identiques auraient eu lieu à
Dampierre et à Gravelines mais en dehors de la
présence d'agents. La question des REX se pose donc
également avec acuité.
En
conclusion, beaucoup de questions se posent après cet
accident. La CGT ne manquera pas de vigilance pour que toute
la lumière soit faite et que toutes les leçons
soient tirées pour Saint Laurent mais
également pour les autres sites.
En tout
état de cause, elle n'acceptera pas de
redémarrage des installations tant que des garanties
suffisantes ne seront pas apportées
Saint
Laurent, le 21 juillet 2000
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