Le 23/O7/2000

Compte rendu CGT du CHSCT extra du 21/07/2000 - accident du 20/07/200

Les membres du CHSCT présents sont tout d'abord allés sur les lieux de l'accident.

Ils ont pu constater que l'origine fort probable de l'accident provenait de la rupture du joint de bride de la vanne LLS 02VV.

Le CHSCT s'est ensuite réuni pour lister les questions qui se posaient à la suite de cet accident.

Questions d'ordre technique :

- Quel type de joint était théoriquement préconisé et quel type de joint était pratiquement posé ?

- Depuis quand ce joint était-il posé ?

- Quels sont les couples de serrage ?

- Quel type de bride est installé sur cette vanne (plat ou à emboîtement) ?

- Quels sont les travaux qui ont été réalisés sur LLS cette année ?

- Quel est le nombre et le type de sollicitations qu'a subis le joint depuis son montage ?

Questions d'ordre organisationnel :

- Quelle préparation a été réalisée pour ce chantier ?

- Quelle était la composition de l'équipe ?

- Quelles étaient les conditions d'intervention ?

- Quelles autres interventions et chantiers ont réalisés les agents en dehors de ce chantier LLS ?

- Quels étaient les horaires de travail des agents au moment de l'accident et durant tout le chantier LLS (dans ce cadre, la CGT a demandé l'ouverture du 3K pour connaître les horaires exacts des agents ?)

- Quelles mesures doivent être mises en œuvre pour que cela ne se reproduise plus ?

- Quels étaient les paramètres de fonctionnement de la tranche au moment de l'accident (y a-til eu par exemple un surcroît de pression ?)

Questions liées à l'évacuation de ce local :

- Quel type de signalétique peut être mise en place pour mieux guider les agents sachant que l'on est confronté aux contraintes de chaleur et de visibilité avec la vapeur (éclairage au sol, fil d'ariane, peintures au sol, etc) ?

- Quelles mesures de sécurité doivent être prescrites lors des interventions dans ce local (tenues vapeur, ouverture systématique de la porte anti panique)

Concernant la porte anti-panique, il a été constaté qu'elle ne pouvait être ouverte de l'extérieur avec la clé (problème d'usure du canon, rouille ?). La CGT a demandé qu'une campagne de contrôle des autres portes anti-panique soit parallèlement réalisée.

La CGT a également demandé quelles allaient être les mesures mises en œuvre pour le dépannage et la remise en service de LLS, sachant que cet accident avait provoqué un choc psychologique important dans le personnel d'une part et qu'il convenait de ne pas se limiter à la seule question du joint dans les investigations avant requalification et démarrage des installations.

Enfin, après que le CHSCT ait été terminé, la CGT a demandé officiellement que les familles soient indemnisées de leurs frais de déplacement et d'hébergement dans le cadre des visites qu'elles feront aux blessés.

La direction a donné son accord pour une indemnisation des familles amenées à se déplacer sur Paris ou sur Tours.

Des premières informations que nous avons eues (après que le CHSCT se soit tenu), il semblerait que des ruptures de joint identiques auraient eu lieu à Dampierre et à Gravelines mais en dehors de la présence d'agents. La question des REX se pose donc également avec acuité.

En conclusion, beaucoup de questions se posent après cet accident. La CGT ne manquera pas de vigilance pour que toute la lumière soit faite et que toutes les leçons soient tirées pour Saint Laurent mais également pour les autres sites.

En tout état de cause, elle n'acceptera pas de redémarrage des installations tant que des garanties suffisantes ne seront pas apportées

Saint Laurent, le 21 juillet 2000

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